Quasiment dès la sortie de Dyablès, des lectrices et lecteurs m’ont demandé quand est-ce que la suite de l’aventure allait paraître. J’avais d’ailleurs fait la promesse à Simone d’écrire la suite de l’histoire, et ce depuis un moment.

Je vous demande encore un peu de patience, la suite arrive. En attendant, je vous explique pourquoi elle n’est toujours pas entre vos mains.

J’apprends (encore) à écrire

J’écris depuis un moment maintenant, mais Dyablès est mon premier roman. J’ai d’abord travaillé la nouvelle, puis la poésie et le slam. Dyablès représentait un double défi car il ne s’agit pas seulement d’un roman, il s’agit du début d’une série littéraire.
Depuis 2016 une suite à l’histoire se forge dans ma tête, de nouveaux personnages apparaissent. D’autres dévoilent un peu plus leur personnalité. J’ai appris à vivre avec ces personnages comme avec des personnes réelles.
Donc, quand je me suis attelé à écrire la suite, je ne me suis pas immédiatement rendu compte que mes lecteurs ne connaissaient pas aussi bien les personnages que moi. Grâce à mes lectrices-testeuses, qui ont lu un premier jet de la suite en 2018, j’ai pu me rendre compte qu’il me fallait prendre le temps de vous les faire découvrir. J‘ai donc mis ce texte de coté pour en écrire un autre. Le deuxième texte est terminé depuis février. Les lectrices-testeuses sont enthousiastes, ne reste plus qu’à corriger.

La langue s’écrit avec nous

Entre temps j’ai participé au colloque sur Dany Bébel-Gisler. Devant fournir une contribution écrite pour les actes du colloque, j’ai pris soin de faire relire ma copie par le même correcteur que pour Dyablès. Ses retours m’ont confronté à une difficulté, déjà évoquée lors du colloque, celle de la cohérence de la graphie, non seulement à l’intérieur du même texte, mais aussi d’un texte à l’autre du même auteur, voire du même éditeur.
J’ai donc suspendu la phase de correction du roman pour expliciter les bases de la graphie de mes textes. J’ai confronté mes trouvailles à des spécialistes du sujet afin de ne pas trop m’éloigner des connaissances déjà acquises et d’éviter de créer des interférences avec ce qui est enseigné sur les bancs de l’école.

Double travail éditorial

Cette base initiale de règles de correction est loin d’être statique. D’abord parce que la langue évolue, mais aussi parce qu’elles sont loin d’être exhaustives. Par bonheur, j’ai à mes cotés une véritable éditrice qui, à chaque relecture du nouveau roman, met à jour de nouveaux questionnements. Ces questions peuvent concerner la ponctuation, les signes diacritiques, l’agglutination, la pertinence d’une « créolisation »… Il s’en suit des améliorations du texte, mais aussi des choix à valider quant à la manière de l’écrire.

La bonne nouvelle c’est qu’on devrait bientôt en voir le bout. Je n’ai pas encore de date définitive de sortie mais le travail a bien avancé. Une fois les corrections terminées, restera à faire la mise en page et à l’envoyer à l’impression.
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