S’il est un chanteur qui a marqué les Antilles Françaises, c’est bien Patrick Saint-Eloi. Membre de la première heure du groupe Kassav’, il a donné un visage et une voix à notre culture aux quatre coins de la planète. Je sais à quel point le groupe Kassav représente beaucoup pour l’acceptation de ce que nous sommes. En effet, beaucoup d’entre nous n’ont connu le créole qu’à travers les paroles de Jocelyne Béroard, de Jean-Philippe Marthély ou de Patrick Saint-Eloi.

Beaucoup ont choisi de se souvenir de lui comme du crooner antillais, le pionner du Zouk Love. Mais à ce titre symbolique, PSE a eu l’occasion de dire que le public s’approprie les chansons comme il le souhaite, mais il n’a pas fait que du zouk love. D’ailleurs, ses contributions à l’album “An ba chenn-la” et, plus tard, le premier album en duo avec Jean-Philippe Marthely évoquent d’autres sujets qui lui tenaient à cœur.

Je suis donc très honoré d’avoir été sollicité pour participer au projet de Béatrice Civaton : regrouper des artistes pour rendre hommage à Patrick Saint-Eloi. La chanson “West-Indies” étant un de ses plus grands succès est, de fait, un classique. Intervenir dans ce morceau, pour cette occasion, représentait pour moi une grande responsabilité. C’est donc plein d’émotions, sentant le regard de cette figure tutélaire sur mes épaules, que j’ai prononcé ces quelques rimes. Et mettre ses mots dans ma poésie était la meilleure façon, je crois, de dire a quel point Patrick Saint-Eloi fait parti de nous.


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