Mai 2017 marque les 50 ans des événements de Mai 1967. Depuis le début de l’année, de nombreuses manifestations ont eu lieu pour commémorer ce douloureux moment de notre histoire.

Wikipedia décrit l’événement comme “des affrontements qui se produisent entre gendarmes et manifestants dans l’île lors de grèves consécutives à un incident raciste (…) [entrainant] la mort de 7 à 100 personnes suivant les sources.”.

Combien de morts exactement ?
Quels ont été les ordres réels ?
Quelle était la motivation, les enjeux, derrière ce massacre ?

Des historiens ont fait des recherches et publié des ouvrages. Des journalistes, comme François-Xavier Guillerm on tenté d’apporter un nouvel éclairage sur les causes de ce massacre. Jean-Pierre Sainton, historien, déclare avoir “pu bénéficier de sources nouvelles” et je suis dans l’attente avide de ses nouvelles publications.

Bon nombre d’artistes ont également porté un contribution directe au souvenir de ces évènements.

En ce qui me concerne, je trouve légitime de s’intéresser à ces sujets. Certes, cette année de commémoration, avec sa part de mise en lumière, a attiré des papillons de nuit, venus se draper de l’aura des “artistes engagés”. Mais si, au delà de comprendre et de savoir, l’artiste guide le peuple à ressentir et percevoir il aura joué son rôle.

Car au delà des pages d’histoires et des machinations politiques, il s’agit aussi d’hommes et de femmes.
Que peut ressentir un homme manifestant dans la rue pour réclamer que son salaire puisse lui permettre de nourrir sa famille ?
Que peut percevoir une enfant en entendant le bruit assourdissant des balles ?
Que se passe-t-il dans la tête de ceux qui ont troqué la mort injuste des enfants de notre pays, contre les ors de la république ?
Il s’agit d’hommes et de femmes. Comme vous et moi.

Et les artistes qui arrivent à rappeler à nos coeurs, l’étendue de l’injustice, l’immensité de la frustration, la légitimité de la colère, l’ampleur du dégout, auront fait reculer l’oubli. Et je crois que le public saura les distinguer des papillons de nuit attirés par les cierges de la commémoration.

 

Le drapeau Guadeloupéen flotte au dessus de la place de la République #Mé67 #paris #Republique #Guadeloupe

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