Un après-midi d’octobre 2012, je me rends dans un café sombre des puces à Saint-Ouen. Je vais y écouter Jean-Christophe Maillard, guitariste guadeloupéen féru de Gwo-ka.

Il joue en duo avec Philippe Makaïa, un percussionniste et tanbouyé guadeloupéen qui l’accompagne sur « Ka Suite » et « Le Grand Baton » mais n’en est pas à son coup d’essai. En effet, c’est la voix de Philippe Makaïa que l’on entend raisonner sur le premier morceau de l’album « Ka Fraternité » sorti au début des années 80.

Nous faisons connaissance donc, ce soir là. D’abord via le morceau « lapli-la » de Guy Konkèt que nous interprétons ensemble. Plus tard, de façon plus personnelle nous discutons, échangeons sur notre pays, sa culture et son actualité.

Après plusieurs échanges, il m’invite à écrire pour l’album qu’il est en train de préparer.

Au fil de nos discussions, j’ai réalisé à quel point Philippe Makaïa est attaché au gwo-ka, à quel point cette musique et sa pratique lui a ouvert des portes et des horizons. C’est ce sentiment qui a guidé l’écriture de « Po a kabrit », le texte que je lui ai proposé.

5 ans plus tard, sort Alès, le nouvel album de Philippe Makaïa. Vous pouvez acheter Alès sur iTunes.